Guide de voyage - Népal

By Fanny — Posted in Depaysemoi on

Depaysemoi Conseils Guide de voyage Népal

Voyager au Népal, c’est être hors du temps pendant son séjour. L’atmosphère qui y règne, accompagnée des magnifiques paysages dont la célèbre chaîne de l’Himalaya, semble nous envelopper dans une sorte de bulle dont on ne souhaite pas sortir.
On y découvre un pays sans jugement, où, peu importe son genre, son sexe, sa religion, sa couleur, on est respectée et accueilli chaleureusement.

Nous sommes restés 2 mois au Népal, ce qui nous a permis à la fois de faire le trek de l’Annapurna, mais également de s’immerger quelques semaines dans la vie népalaise. Nous avons vu le pays changé au cours d’élections politiques, les premières depuis des années, mais aussi au cours des saisons où le printemps à laissé place à la mousson. Nous gardons un souvenir mémorable du Népal, et on y retourna un jour pour pouvoir faire les autres treks de la région !

Infos sur le pays S'y rendre Se loger Manger Se déplacer Voyageuses

Infos sur le pays :

Carte d'identité :

Capitale : Kathmandu.             
Monnaie : Roupie népalaise.
Langue : Népali.  
Chef : Bidhya Bhandari.
Religion : Hindouisme et Bouddhisme.  
Décalage horaire(via France) : +4h45h (été)/+5h45 (hiver).

Histoire :

L’histoire du Népal m’est assez méconnue, pour faire simple, mais vraiment très simple, le pays était divisé en plusieurs principautés qui se sont réunis en 1750. Le Népal a depuis toujours était très lié à l’Inde et à la Chine, ses deux pays voisins.
Mais ce n’est pas ce qui est le plus important au Népal, c’est dans ce pays que serait né Bouddha, à Lumbini plus précisément, dans le Sud du pays.

Culture :

Le Tilak : Le traditionnel point, souvent rouge, sur le front des Hindouismes a depuis longtemps traversé les frontières et est connu de tous. Cependant, le Tilak est un peu plus complexe qu’un simple point rouge sur le front. Du moment que l’on assiste à une cérémonie religieuse, peu importe son envergure, on obtient un tilak à la fin. Peu importe que l’on soit hindou ou pas. Son emplacement lui aussi n’est pas au hasard, puisqu’il est sur « agna », le sixième chakra soit communément le troisième œil qu’on associe aux divinités et à la méditation. Le Tilak peut prendre différentes formes en fonction de sa signification : un trait rouge en haut du front d’une femme signifie qu’elle est mariée. Tandis qu’un point blanc signifie qu’une femme est veuve, elle ne pourra d’ailleurs plus porter de rouge, la couleur du Népal.

Le Sadhu : Il s’agit d’un ascète (personne s’imposant une vie rude et austère) hindou qui a renoncé à toute attache de la vie matérielle pour se consacrer uniquement à sa quête spirituelle. Il ne vit plus qu’en mendiant. Même s’il a une famille, il a coupé tout lien. On les reconnaît souvent à leur peu de vêtement ou a la longue tenue qu’il porte. Dans la religion Hindou, devenir un sadhu n’est pas quelque chose d’isolé, puisque c’est considéré comme la 4e étapes, les précédentes sont : faire des études, fonder une famille puis faire un pèlerinage.

L’environnement et la gestion des déchets : Le Népal a un gros problème de recyclage et de gestion des déchets. Pour faire simple, ils brûlent la plus grosse partie et réutilisent le reste. Par exemple, ne soyez pas surpris en voyant une vieille camionnette Coca, venue ramasser des bouteilles en verre vides : elles seront lavées, puis remplies à nouveau. Les villes, particulièrement Katmandou, sont très sales, et on trouve des zones de détritus. Afin d’essayer de lutter contre ça, ils ont fait en sorte de limiter au maximum leur consommation de plastique : à Pokhara, on n’en trouve presque plus. Et il est bien vu de recharger des bouteilles d’eau auprès des bonbonnes (pour 0,10€ le litre) qu’on trouve partout en ville plutôt que d’acheter des nouvelles bouteilles. Essayer de respecter ça est une bonne façon d’aider le pays et d’être de voyager de façon éco responsable !

Le trek : Beaucoup viennent au Népal juste pour partir en trek. Et pour cause, le pays bordé par l’Himalaya et abritant l’Everest, le plus haut sommet du monde, donne un large choix de randonnées ! Nous avons effectué le trek de l’Annapurna et nous n’avons pas été déçu, on a même prévu de retourner au Népal un jour pour en découvrir des nouveaux. Les paysages que l’on traverse sont magnifiques, on passe par des paysages verdoyants, des vastes forêts puis à un paysage de montagne presque aride. Vous l’aurez compris, faire un trek est une expérience unique que l’on recommande vivement !

La vache : Ce n’est pas un secret, dans la religion Hindouiste, la vache est sacrée et par ce fait intouchable. Vous ne trouverez donc pas de bœuf dans vos plats, mais il est possible de trouver des buffles d’eau. Se balader au Népal, c’est rencontrer des vaches assez régulièrement en ville, qu’elles se balade ou prennent une pause en plein milieu de la route, vous en verrez souvent ! Soyez respectueux envers elles, et même si elles gênent le passage, évitez d’être brusque envers elles, car cela sera très mal vu !

S'y rendre :

Préparer son départ :

L’aéroport de Katmandou est le seul aéroport international du pays.

Quel visa pour le Népal ? :

Le Népal demande obligatoire un visa que vous pouvez acquérir directement à l’aéroport de Katmandou.
Trois possibilités s’offrent à vous :

Le visa est renouvelable.

Attention :

Un visa pour le Népal ne vous autorise pas à partir en trek, il faut une autre autorisation payante pour ça : le TIMS.

Quelle est la meilleure saison pour aller au Népal ? :

Que vous alliez au Népal juste pour visiter ou y faire un trek, cela revient à peu près au même au niveau des périodes.
On peut vous dire déjà la période à éviter : celle de la mousson de juin à septembre où les pluies sont particulièrement abondantes. Sauf, évidemment, si vous aimez les inondations et les sangsues.
L’hiver qui s’étend de décembre à février ne permet pas de faire des trek, tout est fermé, car en plus du froid et de la neige la montagne est encore plus dangereuse.
Les meilleures saisons restent donc le printemps de mars à avril avec un soleil bien présent et enfin l’automne d’octobre à avril où il ne fait pas encore très froid, et l’on a ciel bien dégagé avec un soleil toujours présent.

À savoir :

  • Prévoyez un adaptateur.
  • Il y a souvent des coupures de courant et des coupures d’eau. Des fois, cela peut durer plusieurs heures.
  • L’eau n’est pas potable, encore moins en ville surtout à Katmandou où elle doit être la plus polluée du pays. Par contre si vous partez en trek, à un certain niveau d’altitude vous n’aurez plus de problème.
  • Au Népal, il est courant et normal de cracher très bruyamment et régulièrement. On est d’accord, ça peut surprendre au début. Personnellement, je m’y suis jamais habituée.
  • Les moustiques sont une vraie plaie surtout à l’approche de la période de la mousson. On ne peut que vous conseillez de prévoir quelque chose pour vous défendre contre eux.
  • La poussière et la pollution sont très présentes au Népal, formant un mélange qui attaque les poumons surtout des voyageurs qui restent longtemps. Nils commençait à avoir une toux régulière et gênante qui s’est stoppée dès que l’on a quitté le pays. Prévoyez avec vous des masques pour vous protéger nez et bouche, surtout si vous êtes en moto ou même en bus.
  • Les petites boutiques ne vendent que de la contrefaçon, les marques North Face ou autre que vous verrez ne sont pas vrais même si cela peut être ressemblant. Sachez cependant qu’il y a une boutique officielle North Face à Pokhara et à Katmandou.
  • Bien qu’interdite, la drogue continue de circuler au Népal. Notamment dans les bars, restaurants où ils semblent y avoir une certaine entente entre la police et les propriétaires. Évitez un maximum afin d’éviter les ennuis. De plus, vous verrez plusieurs fois des Népalais, y comprit des enfants, le nez dans un sac en plastique : il est en train de renifler de la colle, une pratique très répandue pour compenser l’addiction aux autres drogues dures, ou encore oublier la faim.

Se loger :

Entre petits prix et abondance de guesthouse, il est très facile de trouver un hébergement au Népal. Il y en a pour tous les prix, et il est même possible de se louer une petite maisonnée si l’on souhaite rester plusieurs semaines.

Quel budget pour dormir au Népal ? :

Pour une chambre double dans une guesthouse avec wifi et une douche privée, il faut compter 6,4€ soit 800 roupies. Mais le tarif peut passer à la moitié si vous négociez sur le long terme.

Une chambre en dortoir coûte environ 2 à 3€ par personne. Vous pouvez aussi trouver des hôtels un peu plus chics avec des prix allant de 20 à 70€.

À savoir :

Pendant le trek, si vous mangez sur place le dîner et le petit-déjeuner, la chambre peu être gratuite si vous le demandez !

Manger :

Manger à l’extérieur est très commun au Népal, surtout lorsque l’on est touriste. La nourriture y est très abordable, et il est donc facile de bien manger sans se ruiner, et ça on aime tous !
Cependant, si comme nous, vous n’avez pas forcément envie de sortir tout le temps, il est possible d’acheter un petit réchaud avec du gaz pour vous préparer des choses maisons : petits-déjeuner, lentilles, thé, pâtes, etc. À condition d’avoir une casserole de rando !

Attention :

Les bonbonnes achetées sur place font un peu peur, et les accidents notamment des explosions ne sont pas rares donc soyez vigilants !

Dans tous les cas, le Népal offre un large choix de restaurant en tout genre pour satisfaire tous les gouts et attentes.

Allez au Népal sans goûter le Dal Bhaat est presque une honte, oui, je sais, j’arrive à en parler dans tous les articles, mais bon, c’est qu’il y a une raison ! Quel autre plat est illimité et bon pour seulement 2€ ? Après, il est vrai que l’on associe ce plat au trek et à un bon repas chaud après une longue journée de marche, mais bon, goûtez le ! (Voilà pour un conseil accompagné d’arguments solides).

À savoir :

  • Il ne faut pas être pressé quand on commande à manger au Népal, c’est vraiment long dès fois. Donc n’allez pas au restaurant en ayant déjà très faim, cela sera une torture ! Ceci est dû au fait qu’il prépare tout sur le moment, et pas en avance, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soit de pouvoir manger frais !
  • Il y a 10% de taxe qui viennent s’ajouter sur l’addition (tous ne respectent pas cela bizarrement).
  • Le Bhang Lassi : Ce n’est pas un lassi traditionnel au yaourt mais au cannabis. Vous pouvez en commander dans certains restaurants, donc attention si vous en prenez, ce ne sera pas une simple boisson rafraîchissante ! On n’en a jamais goûté personnellement, mais d’autres oui, et apparemment ça attaque bien.

Attention :

J’ai eu le malheur d’acheter une fois une glace dans un congélateur. Mon instinct me criait que c’était une mauvaise idée notamment avec les nombreuses coupures de courant, mais j’en avais très envie… Résultat : malade pendant 24h, avec diarrhées et vomissements presque en continu pendant toute la nuit (C’était la minute glamour de Depaysemoi !). Donc si je peux vous donner un conseil d’expérience très personnelle : évitez les glaces.

Quel budget pour manger au Népal ? :

Un bon plat local coûte entre 1 et 2€ soit entre 150 et 250 roupies. Si vous voulez varier les plats et mangez quelque chose d’un peu plus occidental, compter entre 3 et 5€ soit entre 350 et 600 roupies.

Se déplacer :

Comment se déplacer au Népal ? :

Se déplacer au Népal est assez facile dans le sens que le pays ne manque pas de bus pour amener d’un point à un autre. Bon, évidemment, il ne faut pas être pressé, ni avoir peur de mourir.
Si jamais le bus ne vous confère pas assez de sensations fortes, il est possible de prendre l’avion pour des vols domestiques. (Sachez tout de même que la plupart ne sont pas homologues et certaines pistes sont parmi les plus dangereuses du monde). Mais bon, qui n’aime pas vivre dangereusement ?

Le bus : Il reste l’un des plus courants au Népal, ils circulent sur des petites distances ou des plus grandes permettant ainsi de relier les points d’intérêts du Népal. Plus ou moins confortable, on est assez secoués dedans. Très abordable, le bus reste l’un des meilleurs moyens pour se déplacer à travers le pays.

L’avion : Assez fréquent pour couvrir des « longues » distances comme Katmandou Pokhara si jamais vous ne voulez pas 8h de bus. Certains prennent aussi l’avion pour se rendre à des points de départ de trek. Certes plus rapide, il parait que ce n’est pas le moyen le plus rassurant !

Le taxi : Très fréquent dès que l’on est en ville, ils ont des prix abordables. Cependant, ils utilisent des toutes petites voitures qui ne sont pas très compatible avec l’état des routes. Bien souvent, vous ne pourrez donc pas négociez le prix si vous devez vous rendre à un endroit par une telle route.

Louer une moto : On trouve plusieurs loueurs en ville, mais on ne peut que vous recommander ce moyen si vous avez un bon niveau en moto. Hormis le mauvais état des routes, il faut prendre un compte la façon de conduire assez dangereuses des autres conducteurs.

Attention :

Au Népal on roule à gauche !
Nous avons loué une moto à Pokhara pour un petit road trip de 24h, et même si c’était très sympa, les motos n’étaient pas en super état. Et on en a un peu fais les frais, donc soyez vigilants !

Voyageuses :

Voyager en tant que femme au Népal :

Le Népal est un pays très respectueux et ouvert aux autres. Une femme, même voyageant seule ne rencontrera pas de problèmes normalement. Si montrer le ventre n’est pas du tout choquant au Népal, il faut néanmoins penser à couvrir ses épaules, surtout lorsque vous allez dans des lieux sacrés ou des zones reculées.
Soyez un peu plus prudentes à Katmandou, qui étant la capitale est un peu sujet à des problèmes de drogues, de vols, etc.
On ne le répétera jamais assez, soyez toujours un minimum vigilante !

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